La Ville s'engage pour l'installation de nouveaux médecins

Le constat de non remplacement des médecins généralistes et de médecins spécialistes partant à la retraite, sur Saint-Martin-le-Vinoux et sur le canton en général, a conduit les élus à initier un travail multi partenarial. Aujourd’hui, les jeunes médecins privilégient l’installation en cabinet médical de groupe, afin de partager leurs expériences, leurs moyens et les remplacements lors des congés.

La commune disposait de locaux vacants au 13 rue Conrad Killian, depuis le départ du centre social et du médecin de la protection maternelle infantile du Département de l’Isère. Situé au pied d’un arrêt de tramway, d’un futur arrêt de câble, et bénéficiant d’une grande superficie, ce local est parfaitement adapté pour accueillir plusieurs professionnels de santé.

La Ville a donc recherché un porteur de projet spécialisé dans le domaine. Parallèlement, elle a réuni tous les professionnels médicaux et paramédicaux de la commune, pour lancer une dynamique communale et prendre contact avec de jeunes médecins généralistes, intéressés par une installation à plusieurs. Ces différentes démarches ont conduit aujourd’hui la Ville à vendre le local à Alpes Isère Habitat, qui s’engage à réhabiliter entièrement les locaux pour la réalisation d’un cabinet médical de groupe à l’horizon 2023. Délibération adoptée à l’unanimité au cours du conseil municipal du 11 octobre dernier.

Parole d’élue : Virginie Lopez, 1è adjointe à l’environnement, au cadre de vie et aux aménagements

« Le manque de médecin est un problème majeur, nous en avons fait le constat sur l’ensemble du bassin de vie mais nous nous sommes plus particulièrement préoccupés de la question Saint-Martinière. Très prochainement, ce sont deux médecins de la commune qui partiront à la retraite coup sur coup.

Cette situation préoccupante nous a ainsi poussés à réfléchir à des solutions. Nous nous sommes appuyés sur les travaux qui avaient été menés par M. Jacquard de l’association APCS38, qui avait soutenu le projet de centre de santé intercommunal prévu à Saint-Egrève, projet avorté depuis. Nous avons rencontré le département, compétent en matière de santé, qui nous a aiguillé et permis de réfléchir à la meilleure option pour notre commune.

Nous avons choisi d’être pragmatique car il y a urgence ! Une maison de santé est un projet qui se construit dans le temps et ce temps nous ne l’avons pas. Un centre de santé, quant à lui, nécessite une surface très grande qui ne peut s’envisager que sur une nouvelle construction avec une échéance longue, qui ne correspond pas à l’urgence. Nous priorisons donc l’installation rapide de médecins dans notre territoire au sein d’un cabinet médical de groupe.

Nous avons alors réuni l’ensemble des professionnels de santé de la commune afin de les informer de notre démarche et les y associer. Anahide Mardirossian, adjointe au développement économique, à l’emploi et à l’insertion professionnelle et conseillère métropolitaine, s’est fortement investie auprès des acteurs de la santé et s’est chargée de rechercher dès lors des médecins pour les associer en amont à notre projet. C’est grâce à ce travail de fond que nous avons aujourd’hui l’assurance d’avoir déjà deux jeunes médecins engagées dans ce projet.

Nous avons décidé de travailler avec le bailleur social Alpes Isère Habitat qui depuis quelques années, en soutien des collectivités et fort de son savoir-faire, s’est spécialisé dans la création de pôles santé, cabinets médicaux, voire même de maison de santé.

C’est donc un travail conjoint que nous avons mené avec eux, que nous remercions, afin d’installer des médecins généralistes en priorité et de créer les bonnes conditions pour pérenniser ces installations essentielles à la vie de notre commune. »